Clip de Papoo « Rien ne se passe comme prévu »

Papoo est un rappeur de Mons-en-Baroeul qui a vu passer plusieurs générations de Mc’s. Comme lui, sa musique a évolué avec son temps. Il revient avec le clip  « Rien ne se passe comme prévu » réalisé par Lucas Takerkart et Thomas Dadoun de Cultur’All. On en profite pour faire un retour en arrière avec lui sur une partie du rap régional:

« Au départ, c’est la danse qui m’a mis dans le Hip Hop en 1993. La musique de l’époque c’était une sorte de R&B qu’on appelait New Jack Swing. Il y avait des après midi dansantes. Ma mère nous avait confectionné à tous des pantalons dans le même tissu. La bande de potes avec laquelle j’ai grandi est devenue le groupe FACS.P. On rappait dehors avec un poste. Notre salle de répétition c’était les garages à vélo et les caves.

Entre 95 et 98, on a fait les premières parties de Busta Flex, de Joey Starr, des 2 bal 2 neg’. Nos DJ c’était Serom et Sleek. On a participé aux mixtapes de Dj Serom et de Dj Asphalte avec des groupes comme Les Malfaiteurs, Mental Kombat, Senior Karo et les roubaisiens de Rebel Poetic…

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D’autres groupes de Mons-en-Baroeul se sont formés : Les Amateurs et Sans Concessions avec lesquels on a créée le collectif La Vega. Les mêmes passions nous réunissaient donc pourquoi ne pas les partager en commun? A la fin des années 90′, on a organisé le festival La Vega au Fort de Mons avec 10 groupes de rap de la région comme Les Malfaiteurs, Le Cercle des vicieux (Ivy, Hervé de Hanout et Manu), Akela, La Fronde, Atila… Ce festival a bien fonctionné puisqu’il a réuni 700 personnes avec une programmation uniquement locale. Les fonds récoltés nous ont permis de sortir 6 mois après le maxi La Vega. Pour des raisons x ou y, FACS.P s’est arrêté à peu prés à ce moment là.

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A l’époque, mon nom en solo c’était Poupa. J’ai participé à la mixtape de Senior Karo 8eme péché en 2001 avec le morceau J’ai la dalle (il m’avait donné le thème de la gourmandise). J’ai aussi posé le morceau La Tempête sur une mixtape de Dj Pavaul. Je finis par rencontré Skrybame qui s’appelle aujourd’hui Mic Terri. Et on participe vers 2008-2009 à la mixtape Les voix-du sous sol de Pépite.

Depuis je n’ai pas sorti grand chose mais la musique est toujours là. Je kiffe aller en concert et voir comment la musique évolue. En écoutant une instru d’Umberto Mastaï, j’ai écris ce morceau « Rien ne se passe comme prévu ». C’est l’histoire d’un gars qui veut faire plein de choses dans sa vie mais à chaque fois, des événements imprévus viennent tout chambouler. »

BIAM 2 / Semaine 1 : Mission Accomplie

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C’est parti! La deuxième Biennale Internationale d’Art Murale a commencé! Cette première semaine, c’était les villes de Denain et de Wavrechain-sous-Denain (dont sont originaires une partie des membres du collectif Renart, les organisateurs de la BIAM) qui accueillaient trois fresques.

Comme nous réalisons le suivi vidéo de l’événement, nous en avons profité pour prendre quelques photos:

L’artiste Fred Calmets de Poitiers a réalisé un immense panda violet prés de la zone commerciale à Denain, boulevard du 8 mai 1945.

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Fred Calmets, Denain

Le collectif Vive la Peinture, qu’on assimile souvent à une version française de Keith Haring, ont dessiné leur personnage « Zuman » sur un grand mur à 20 mètres de la mairie.

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Vive la peinture, Denain

Atomic a réalisé une fresque sur le thème de la bande dessinée près de la salle de sport de Wavrechain-sous-Denani. Il s’est fait assister par Shure qui a peint les immeubles en arrière plan.

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Atomic et Shure, Wavrechain-sous-Denain

 

Photos : Lucas Takerkart.

Retrouvez la programmation des prochaines semaines sur le site du Collectif Renart : http://biam-npdc.blogspot.fr/

Et notre suivi photo sur l’album facebook dédié.

Digitalda feat Original Tonio et LAX

5e extrait de la Terroir Tape 2 qui sortira en mai. Le clip est réalisé par Cultur’All et plus exactement Lucas Takerkart et Samee. A déguster sans modération en attendant la compilation de 17 titres qui réunit plus d’une dizaine d’artistes de la Métropole lilloise mais aussi de Tournai et de la banlieue parisienne.

Deuxième attaque à l’extincteur de peinture sur le Flow et la gendarmerie

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La semaine dernière, le Flow a subi une nouvelle attaque à l’extincteur de peinture. Alors que nous prenions des photos devant, son directeur est venu échanger quelques mots avec nous, informellement, autour d’une cigarette. « On doit attendre longtemps avant que les services de nettoyage interviennent. Je suis obligé d’aller porter plainte à chaque fois pour les assurances. Ce sont les DMP qui ont fait le coup. Ils se trompent de cible ».

 

La même nuit, la gendarmerie boulevard Louis XIV se fait également recouvrir de peinture.  Un article dans 20 minutes y fait référence et émet une hypothèse complètement farfelue : « cet acte de vandalisme intervient trois ans, presque jour pour jour, après que Dominique Strauss-Kahn a été entendu dans les locaux de cette même gendarmerie dans le cadre de l’affaire du Carlton. » Le « journaliste » n’a pas dû traverser le trottoir pour voir l’immense « ACAB » (« All Cops Are Bastards ») sur la maison murée juste en face de la gendarmerie.

Il y a deux mois, alors que nous tournions notre prochain web documentaire « Géograffiti, un autre visage du Nord », nous étions tombés sur une tentative ratée d’évacuation de cet ancien squat par les forces de l’ordre. En réaction aux inepties lues dans 20 minutes, nous avons monté ce petit reportage : non DSK n’a rien à voir dans les attaques à l’extincteur de peinture sur la Métropole lilloise.

 

Récit de l’évacuation : https://fr.squat.net/2015/02/10/lille-recit-dune-petite-victoire-face-a-la-police-a-la-mangouste/

En fouillant un peu : http://lesazas.org/2015/03/25/lille-attaque-a-la-peinture-contre-la-gentrification-et-les-expulsions/

Article de 20 minutes : http://www.20minutes.fr/lille/1570119-20150324-lille-facade-gendarmerie-repeinte-rose

Le CECU attaqué à l’extincteur de peinture

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Le Centre Eurorégional des Cultures Urbaines (qui sera prochainement renommé le FLOW) s’est fait recouvrir, la semaine dernière, par de larges flots de peinture.

La technique utilisée, apparue il y a quelques années, est celle de l’extincteur rempli de peinture. C’est une des plus spectaculaires car elle permet de réaliser en très peu de temps d’immenses tags pouvant recouvrir des dizaines de mètres carrés de surface.

 

 

 

Le graffeur et homme d’affaire Krink (il a développé une marque du même nom de produits pour le graffiti) a même conçu un extincteur spécialement pour la peinture. Il est invité dans des galeries du monde entier pour y exposer ses célèbres coulures.

Graffiti à Lille : de grandes difficultés pour réaliser des fresques

Cultur’All est une structure composée, entre autres, de membres actifs des cultures urbaines ayant un fort penchant pour l’audiovisuel. Nous nous battons au quotidien pour promouvoir le travail des artistes et leur permettre de mener à bien leurs différents projets. Une de nos activités est l’observation des graffitis, pochoirs, collages et autres affiches dans la ville de Lille. Nous avons constaté qu’un certain nombre de murs taggués et effacés très régulièrement gagneraient à accueillir des fresques. Cela colorerait le quartier, donnerait des espaces d’expression aux artistes lillois tout en faisant économiser de l’argent à la municipalité qui dépense plusieurs centaines de milliers d’euros chaque année dans l’effacement des tags sauvages.

Il faut dire que la ville de Lille, comparée à Paris, Berlin, Montréal et bien d’autres est assez pauvre en fresques de grande envergure alors que la métropole regorge de collectifs largement capables. Il y a deux principaux lieux où le graffiti est autorisé : le Skate Parc de Lille Sud et le terrain de la rue de Fontenoy. Le premier grand mur de plus de 3m de haut à avoir été peint légalement est celui d’Isham en face du commissariat de Lille Sud. Il est aujourd’hui détruit. Depuis la dernière édition des « fenêtre qui parlent » on voit apparaître des fresques sur des maisons de particuliers. La Biennale d’Art Mural du collectif Renart, les murs du Faubourg de Béthune d’Abaze d’Atom et quelques fresques épisodiques d’autres collectifs comblent un peu ce manque en murs peints. Ce n’est pourtant pas faute de projets. Nous en avons déposé plusieurs qui se brisent devant les refus du service d’urbanisme, et une incroyable complexité pour juste aller mettre un peu de couleur sur la grisaille ambiante.

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Voici une de nos dernières expérience avortée :

Ce qu’on appelle communément « Street Art » connaît un engouement mondiale : on voit fleurir d’immenses pignons de façades peints à travers toute la planète. Non pas dans les musées mais dans la rue, la puissance de ce mouvement artistique est de placer l’art dans le quotidien des gens. C’est pour cela qu’il rencontre un si large soutien. Maintenant que la municipalité a ouvert un lieu entièrement consacré au Hip Hop, va-t-on enfin pouvoir réaliser plus facilement des fresques à Lille?

Graffiti Machine

Vidéo réalisée par Lucas Takerkart et Thomas Dadoun pour Dr Colors. Cette machine a été construite à l’occasion de l’exposition « A Nous York » à la Maison Folie Wazemmes. Elle met à l’honneur de grands noms du graffiti US en reproduisant leurs tags (presque) à l’identique. Le célèbre graffeur Jonone intervient d’ailleurs dans la vidéo et s’essaye à comparer son tracé avec celui de la machine : qui des deux a réalisé le plus beau tag?

 

Un deuxième montage plus long et plus expérimental a été réalisé par Thomas Dadoun. Il est présenté à l’exposition NOUVEAUX TRAITS au Bureau d’Arts et Recherche à Roubaix du 10 au 28 novembre 2015.