#BIAM3 Semaine 2 Biennale d’Art Mural Report Photo

Pendant cette semaine, quatre murs ont été réalisé par un parisien (Popay) et des artistes locaux.

L’artiste Popay incruste un îlot de couleur au milieu du campus de Lille 3 à Villeneuve d’Ascq.

Opoil réalise son plus gros mur à Pont-de-Bois (Villeneuve d’Ascq) sur un des murs vierges de la salle de sport du Blason où Psychoze avait réalisé sa fresque en 2015.

Poisson réalise sa plus grosse pièce à Saint André

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Le crew roubaisien SA ont réalisé un gros pignon au « petit terrain » prêt de la bourse du travail à Lille-Fives.

#BIAM3 Semaine1 Biennale d’Art Mural Report Photo

La première semaine de la 3e édition de la Biennale d’Art Mural organisée par le Collectif Renart s’est déroulée à Denain et Wavrechain sous Denain. Quatre murs ont été réalisé :

 

L’iranienne Yosra Mojtahedi:

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Olga Axelopoulou, originaire de Grèce et vivant à Istanbul :

 

Mary Limonade du collectif Wanderlust :

 

Fresque collective du Collectif Renart sur la salle de basket de Wavrechain et atelier participatif :

Photos : Lucas Takerkart

Nouveau clip d’YWill – Livre D’Or

Nouveau clip d’YWILL extrait de son album « Livre d’Or » réalisé par Thomas Dadoun, Sur une instru signée Sims Nine.
Enregistré par Younes La Jonction.
Mixé par Phil JP Spread et masterisé par LH Chambat.
Mise en image par Thomas Post-scriptum (Cultur All).
Avec Pascal (Urban Music), le danseur Bougito FonkmakerChristopher Depelchin à la calligraphie et Thomas N. et son ghettoblaster.

CLIP / MWANO & RENOIZER – CA VA QUAND MÊME

MWANO FLANDRES

Originaire de Picardie, Mwano participe à ses premiers open mic en arrivant dans le Nord à 19 ans. C’est aussi à cette époque qu’il achète une MPC pour créer ses instrus, un mic et une carte son pour maquetter chez lui. Il rencontre Karim Feddal en participant à des slam sessions dans différents lieux de Lille, il l’encourage à continuer. « Tu faisais un texte, le pianiste t’accompagnait et on te payait un verre ». A la même époque, il rencontre La Générale d’Imaginaire et Stéphane Gornikowski, le directeur, lui propose de participer à un spectacle : « Slam sur le Ring ». Puis vient le temps des Ciné-rap/slam sessions et du Synécrou au cinéma l’Univers. Le collectif propose régulièrement des créations musicales et des montages vidéos sur la Françafrique ou le logement, ainsi que des extraits de films choisis et des open mics. « Il fallait écrire et composer cinq morceaux tous les deux mois sur des thèmes différents : ça m’a fait progresser de manière accélérée et ça m’a familiarisé avec la scène. »

Plus tard, avec la Générale d’Imagnaire et MC Métis, il monte le projet participatif « Battle de Courtoisie », qui permet aux deux MC’s et aux participants de l’atelier de faire les premières parties de Casey et de Scylla. Mwano sort ensuite son premier projet solo « Cerebral Puzzle », enregistré tout seul dans sa chambre.

MWANO ORGUES

« A partir de ce moment là je rencontre plus de rappeurs de La Métropole comme les Métapuchka, les gars du LPI et toute la bande du Clan Mc Leod. Parallèlement, on monte le groupe Mouche avec des potes (Kiki Pharyngite, Hope et Mystraw) et on fait quelques premières parties, comme Rocé ou La Gale. En 2015, on sort notre première EP masteurisé par Renoizer. Il m’envoie ses prods, ça tombait bien car je voulais sortir du Boom Bap. C’est avec lui que je sors en septembre prochain l’album « Entre Sel et Sucre ». Les prods sont de moi et de Renoizer à 50/50. Je suis plus traditionnel, je sample des disques, mes prods sont plus mélancoliques, mélodiques et classiques. Lui utilise la synthèse sonore. A chaque fois qu’il se promène avec son chien il enregistre des sons pour les réutiliser ensuite. Ses prods m’emmènent sur des thèmes sombres, fous et délirants. Ca me permet de faire la transition entre ce que je faisais avant (plus artisanale/plus de bidouillage) et maintenant un album bien produit.

Pour le morceau « ça va quand même », je voulais un clip qui sorte de l’ordinaire, quelque chose d’expérimental et d’accessible à la fois. Je voulais sortir des clichés. Venant d’une petite bourgade rurale et habitant aujourd’hui en ville, je voulais des aspects ruraux et urbains. Le côté vieux troquet, , salle de bal du Café des Orgues, accordéon, c’est ce qu’écoutaient les classes populaires avant, aujourd’hui elles écoutent du rap. »

Teaser « Jean de les egouts »

jean des egouts

Les Fables de « Jean de Les Egouts » c’est un concert théâtralisé avec Mwano (Simon Demolder), Elise Vallet à l’Accordéon et Lexie T (Leah Renault) au beatbox. La pièce est destinée à un public à partir de 8 ans.

Ce teaser a été réalisé par Thomas Dadoun pour La Générale d’Imaginaire.

Vidéo Graffiti Sénégal – Set Ci Diamuu Yallah La Bokk

Le Festigraff est un des plus gros festival de graffiti d’Afrique de l’Ouest. Nous avons suivi pendant l’édition 2015 (Festigraff 6), la réalisation d’une fresque collective. Les graffeurs venant d’un peu partout sur la planète ont ainsi peints un proverbe Wolof « Set Ci Diamuu Yallah La Bokk » signifiant « La propreté est un don de dieu ».

On retrouve entre autres les artistes Marko93, Vinie, Bankslave, Doctor Mario, Nadia Seika, Stone, Eldo, Diem, Weino, Ozas…

Le film réalisé par Lucas Takerkart a été sélectionné à l’Urban Film Festival dans la partie documentaire. Les musiques sont de SAMIONE.

Interview d’YWILL – Livre d’Or – Premier Album Solo

 

Pour la sortie de son premier album solo, nous avons produit deux clips et deux freestyles réalisés par Thomas Dadoun, pour YWILL, rappeur du groupe lillois La Jonction. On en a profité pour revenir avec lui sur son parcours et pour revisiter une partie de l’histoire du rap du Nord.

A 33 ans, il fait partie de la deuxième génération de MC’s. Pour lui, la brèche avait été ouverte par des rappeurs comme Point Critik, Juste Cause, Mental Kombat, Production Incorruptible, Ultime Défense, Soldat, Mickey (Kémiargola) et La Fronde ou encore Shaman(qui a fait la pochette de son album). Pour ne citer qu’eux…

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« Je viens d’une famille de musiciens, ça a été déterminant. Mes parents font du Folk. Mon père est guitariste et écrit des chansons. Ma mère est flûtiste et fait les chœurs. Mon grand frère écoutait beaucoup de Rap. C’est un peu lui qui m’a mis dedans. Aujourd’hui, c’est encore lui qui me dit : Tiens, écoutes-ça ! ça vient de sortir ». Petit à petit, j’ai découvert qu’on pouvait faire des chansons en verlan, bousculer les codes en utilisant le même langage que celui que j’utilisais avec mes potes dans le quartier ou dans la cours du collège. Ça m’a parlé direct. »

« Mon premier groupe, Ex Aequo, était composé d’Oprim et de Dj Freez. J’aimais déjà bien le Graff’. Un jour, je suis tombé sur un gros block de Sleek à Wazemmes. J’ai tout de suite essayé de reproduire ça sur un bout de papier. D’un seul coup, on prenait conscience qu’avec la Danse et le Djaying, tout ça était lié et formait un ensemble, une Culture : le Hip Hop »

« Ma première scène, c’est au côté de Senior Karo au sein du collectif L’Empire vers 1997-1998. Ma première apparition sur une mixtape (celle de Dj SimSima) c’est en 1999. J’apparais ensuite sur l’album de mes parents (Lille Blues – Cour des Miracles). D’ailleurs ils interviennent sur mon album, c’est une manière de leur rendre la pareille. Je conçois la musique comme ça : on y met beaucoup de soi, de sa vie… »

 

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« Vers 1999, avec Oprim et Dj Freez, on fait un concert salle Courmont à Moulins et on rencontre Rekta et GPA (qui par la suite poseront sur la compil’Only Bizness de Call 911). Puis on fait la connaissance de Prince, son groupe s’appelait Sens Interdit. En 2002, en Deug d’espagnol, je rencontre Saknes. Au final, on a plus parlé Rap qu’espagnol. Ce gars, c’est une pile, un moteur. Il débarquait de Saint Quentin. En à peine deux mois à Lille, il avait déjà créé un collectif (Solid H), trouvé une salle de répèt’ et avait une mixtape en route. Avec Oprim, Rekta, Prince et Saknes, on squattait toujours ensemble. Nos groupes respectifs commençaient à se disloquer. Puis on a créé La Jonction. Ça coulait de source en fait. A l’époque, les groupes sur Lille, c’était beaucoup rebeu entre rebeu, renoi entre renoi, blanc entre blanc. Dans La Jonction, il y avait ce côté cosmopolite, melting pot qui dénotait. Et quand dans tes textes, tu parles d’unité, tu dénonces les discriminations, le racisme ambiant et les préjugés en tout genre: ça faisait sens direct. Je pense que c’est en partie ce qui a fait la force du groupe. »

« En 2004, on sort la compilation « Réunion Clandestine », uniquement sur des prods originales. Pas de face B. On pouvait trouver dessus beaucoup de groupes de la région, mais aussi de toute la France. On voulait vraiment faire connaître notre ville à une époque où le rap français c’était Paris et Marseille… On a vite pris conscience qu’il fallait aussi bouger, faire des concerts et des radios autre part que dans notre région. Et il n’y avait pas encore internet. On a donc loué une caisse pour faire le tour de France avec nos cartons de CDs dans le coffre. Seul Saknes avait le permis : il s’est tapé 3500km en 9 jours : Rennes, Bordeaux, Montpellier, Marseille, Lyon, Strasbourg…. On a fait le tour des Fnacs et des dépôts ventes. On a fait des connexions avec IPM de Lyon , 45 Niggaz de Marseille… Cette première compil’ a été une carte de visite qui nous a permis de décrocher des concerts. On s’est alors rendu compte que la scène, c’était un taf à part entière. On en a fait notre terrain de prédilection.

En 2008, on sort Street Radio distribué par Just Like. On devait enchaîner direct sur un nouvel album mais Il a pris beaucoup de retard car on remettait souvent tout en question. Par exemple en 2010, on avait déjà de quoi sortir un album pour finalement repartir à zéro, ou presque. On a aussi pris le train d’internet et des réseaux sociaux en retard par rapport à beaucoup. Au final, l’album « Le Point sur le J » arrive en 2013. On fait quand même plus de 150 dates de concert en France et à l’étranger, d’abord dans le milieu Hip Hop « traditionnel », mais aussi dans le réseau militant et alternatif. »

 

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« Enchaîner sur un album perso, ça allait de soi car j’ai toujours écrit des morceaux solos. En 2004-2005 j’avais déjà un album maquetté chez moi sur face B… En fait, ça fait un sacré bout de temps que je bosse dessus. Je ne le sors qu’en 2016 mais la période s’y prête plutôt bien : on a moins d’actu avec La Jonction, c’est le bon moment pour mettre en avant les individualités. Et en ce qui me concerne, je me sens aujourd’hui assez mature en écriture pour assumer, sortir et défendre un album solo. J’ai dû l’écrire sur environ 5 ans de temps et j’enregistre depuis deux ans en maquettant énormément.

Il y a 6 ou 7 prods de Dj Sims, des prods de Fianso du groupe June6, de Dj Diaze, de DSLK, une de Fair’Son aux sonorités plus actuelles et une prod de Greenfinch reçue très récemment : ça a été le coup de cœur direct! Il y a également un morceau sur une prod de Machinist qui a été enregistré à Build Up. Je suis content d’avoir un morceau enregistré là-bas car ce lieu déchirait. »

L’album sort le 20 mai. Le 25 mai à 21h, release party gratos à la Maison Folies de Wazemmes. Venez nombreux!!!

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Nuul kuk        Tandem, Baak et Coach de Nuul Kukk avec Prince, Oprim, Jocker et Ywill de La Jonction, fête de la soupe, 2016.