Nouveau clip d’YWill – Livre D’Or

Nouveau clip d’YWILL extrait de son album « Livre d’Or » réalisé par Thomas Dadoun, Sur une instru signée Sims Nine.
Enregistré par Younes La Jonction.
Mixé par Phil JP Spread et masterisé par LH Chambat.
Mise en image par Thomas Post-scriptum (Cultur All).
Avec Pascal (Urban Music), le danseur Bougito FonkmakerChristopher Depelchin à la calligraphie et Thomas N. et son ghettoblaster.

CLIP / MWANO & RENOIZER – CA VA QUAND MÊME

MWANO FLANDRES

Originaire de Picardie, Mwano participe à ses premiers open mic en arrivant dans le Nord à 19 ans. C’est aussi à cette époque qu’il achète une MPC pour créer ses instrus, un mic et une carte son pour maquetter chez lui. Il rencontre Karim Feddal en participant à des slam sessions dans différents lieux de Lille, il l’encourage à continuer. « Tu faisais un texte, le pianiste t’accompagnait et on te payait un verre ». A la même époque, il rencontre La Générale d’Imaginaire et Stéphane Gornikowski, le directeur, lui propose de participer à un spectacle : « Slam sur le Ring ». Puis vient le temps des Ciné-rap/slam sessions et du Synécrou au cinéma l’Univers. Le collectif propose régulièrement des créations musicales et des montages vidéos sur la Françafrique ou le logement, ainsi que des extraits de films choisis et des open mics. « Il fallait écrire et composer cinq morceaux tous les deux mois sur des thèmes différents : ça m’a fait progresser de manière accélérée et ça m’a familiarisé avec la scène. »

Plus tard, avec la Générale d’Imagnaire et MC Métis, il monte le projet participatif « Battle de Courtoisie », qui permet aux deux MC’s et aux participants de l’atelier de faire les premières parties de Casey et de Scylla. Mwano sort ensuite son premier projet solo « Cerebral Puzzle », enregistré tout seul dans sa chambre.

MWANO ORGUES

« A partir de ce moment là je rencontre plus de rappeurs de La Métropole comme les Métapuchka, les gars du LPI et toute la bande du Clan Mc Leod. Parallèlement, on monte le groupe Mouche avec des potes (Kiki Pharyngite, Hope et Mystraw) et on fait quelques premières parties, comme Rocé ou La Gale. En 2015, on sort notre première EP masteurisé par Renoizer. Il m’envoie ses prods, ça tombait bien car je voulais sortir du Boom Bap. C’est avec lui que je sors en septembre prochain l’album « Entre Sel et Sucre ». Les prods sont de moi et de Renoizer à 50/50. Je suis plus traditionnel, je sample des disques, mes prods sont plus mélancoliques, mélodiques et classiques. Lui utilise la synthèse sonore. A chaque fois qu’il se promène avec son chien il enregistre des sons pour les réutiliser ensuite. Ses prods m’emmènent sur des thèmes sombres, fous et délirants. Ca me permet de faire la transition entre ce que je faisais avant (plus artisanale/plus de bidouillage) et maintenant un album bien produit.

Pour le morceau « ça va quand même », je voulais un clip qui sorte de l’ordinaire, quelque chose d’expérimental et d’accessible à la fois. Je voulais sortir des clichés. Venant d’une petite bourgade rurale et habitant aujourd’hui en ville, je voulais des aspects ruraux et urbains. Le côté vieux troquet, , salle de bal du Café des Orgues, accordéon, c’est ce qu’écoutaient les classes populaires avant, aujourd’hui elles écoutent du rap. »

Interview d’YWILL – Livre d’Or – Premier Album Solo

 

Pour la sortie de son premier album solo, nous avons produit deux clips et deux freestyles réalisés par Thomas Dadoun, pour YWILL, rappeur du groupe lillois La Jonction. On en a profité pour revenir avec lui sur son parcours et pour revisiter une partie de l’histoire du rap du Nord.

A 33 ans, il fait partie de la deuxième génération de MC’s. Pour lui, la brèche avait été ouverte par des rappeurs comme Point Critik, Juste Cause, Mental Kombat, Production Incorruptible, Ultime Défense, Soldat, Mickey (Kémiargola) et La Fronde ou encore Shaman(qui a fait la pochette de son album). Pour ne citer qu’eux…

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« Je viens d’une famille de musiciens, ça a été déterminant. Mes parents font du Folk. Mon père est guitariste et écrit des chansons. Ma mère est flûtiste et fait les chœurs. Mon grand frère écoutait beaucoup de Rap. C’est un peu lui qui m’a mis dedans. Aujourd’hui, c’est encore lui qui me dit : Tiens, écoutes-ça ! ça vient de sortir ». Petit à petit, j’ai découvert qu’on pouvait faire des chansons en verlan, bousculer les codes en utilisant le même langage que celui que j’utilisais avec mes potes dans le quartier ou dans la cours du collège. Ça m’a parlé direct. »

« Mon premier groupe, Ex Aequo, était composé d’Oprim et de Dj Freez. J’aimais déjà bien le Graff’. Un jour, je suis tombé sur un gros block de Sleek à Wazemmes. J’ai tout de suite essayé de reproduire ça sur un bout de papier. D’un seul coup, on prenait conscience qu’avec la Danse et le Djaying, tout ça était lié et formait un ensemble, une Culture : le Hip Hop »

« Ma première scène, c’est au côté de Senior Karo au sein du collectif L’Empire vers 1997-1998. Ma première apparition sur une mixtape (celle de Dj SimSima) c’est en 1999. J’apparais ensuite sur l’album de mes parents (Lille Blues – Cour des Miracles). D’ailleurs ils interviennent sur mon album, c’est une manière de leur rendre la pareille. Je conçois la musique comme ça : on y met beaucoup de soi, de sa vie… »

 

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« Vers 1999, avec Oprim et Dj Freez, on fait un concert salle Courmont à Moulins et on rencontre Rekta et GPA (qui par la suite poseront sur la compil’Only Bizness de Call 911). Puis on fait la connaissance de Prince, son groupe s’appelait Sens Interdit. En 2002, en Deug d’espagnol, je rencontre Saknes. Au final, on a plus parlé Rap qu’espagnol. Ce gars, c’est une pile, un moteur. Il débarquait de Saint Quentin. En à peine deux mois à Lille, il avait déjà créé un collectif (Solid H), trouvé une salle de répèt’ et avait une mixtape en route. Avec Oprim, Rekta, Prince et Saknes, on squattait toujours ensemble. Nos groupes respectifs commençaient à se disloquer. Puis on a créé La Jonction. Ça coulait de source en fait. A l’époque, les groupes sur Lille, c’était beaucoup rebeu entre rebeu, renoi entre renoi, blanc entre blanc. Dans La Jonction, il y avait ce côté cosmopolite, melting pot qui dénotait. Et quand dans tes textes, tu parles d’unité, tu dénonces les discriminations, le racisme ambiant et les préjugés en tout genre: ça faisait sens direct. Je pense que c’est en partie ce qui a fait la force du groupe. »

« En 2004, on sort la compilation « Réunion Clandestine », uniquement sur des prods originales. Pas de face B. On pouvait trouver dessus beaucoup de groupes de la région, mais aussi de toute la France. On voulait vraiment faire connaître notre ville à une époque où le rap français c’était Paris et Marseille… On a vite pris conscience qu’il fallait aussi bouger, faire des concerts et des radios autre part que dans notre région. Et il n’y avait pas encore internet. On a donc loué une caisse pour faire le tour de France avec nos cartons de CDs dans le coffre. Seul Saknes avait le permis : il s’est tapé 3500km en 9 jours : Rennes, Bordeaux, Montpellier, Marseille, Lyon, Strasbourg…. On a fait le tour des Fnacs et des dépôts ventes. On a fait des connexions avec IPM de Lyon , 45 Niggaz de Marseille… Cette première compil’ a été une carte de visite qui nous a permis de décrocher des concerts. On s’est alors rendu compte que la scène, c’était un taf à part entière. On en a fait notre terrain de prédilection.

En 2008, on sort Street Radio distribué par Just Like. On devait enchaîner direct sur un nouvel album mais Il a pris beaucoup de retard car on remettait souvent tout en question. Par exemple en 2010, on avait déjà de quoi sortir un album pour finalement repartir à zéro, ou presque. On a aussi pris le train d’internet et des réseaux sociaux en retard par rapport à beaucoup. Au final, l’album « Le Point sur le J » arrive en 2013. On fait quand même plus de 150 dates de concert en France et à l’étranger, d’abord dans le milieu Hip Hop « traditionnel », mais aussi dans le réseau militant et alternatif. »

 

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« Enchaîner sur un album perso, ça allait de soi car j’ai toujours écrit des morceaux solos. En 2004-2005 j’avais déjà un album maquetté chez moi sur face B… En fait, ça fait un sacré bout de temps que je bosse dessus. Je ne le sors qu’en 2016 mais la période s’y prête plutôt bien : on a moins d’actu avec La Jonction, c’est le bon moment pour mettre en avant les individualités. Et en ce qui me concerne, je me sens aujourd’hui assez mature en écriture pour assumer, sortir et défendre un album solo. J’ai dû l’écrire sur environ 5 ans de temps et j’enregistre depuis deux ans en maquettant énormément.

Il y a 6 ou 7 prods de Dj Sims, des prods de Fianso du groupe June6, de Dj Diaze, de DSLK, une de Fair’Son aux sonorités plus actuelles et une prod de Greenfinch reçue très récemment : ça a été le coup de cœur direct! Il y a également un morceau sur une prod de Machinist qui a été enregistré à Build Up. Je suis content d’avoir un morceau enregistré là-bas car ce lieu déchirait. »

L’album sort le 20 mai. Le 25 mai à 21h, release party gratos à la Maison Folies de Wazemmes. Venez nombreux!!!

Suivez toute l’actualité d’Ywill ici : http://www.facebook.com/ywill.fr

Nuul kuk        Tandem, Baak et Coach de Nuul Kukk avec Prince, Oprim, Jocker et Ywill de La Jonction, fête de la soupe, 2016.

Production du Clip « Wagare Hip Hop » de Art Melody

IMG_8113On a le plaisir de vous présenter un nouveau clip du burkinabais Art Melody. Il y denonce la corruption dans le milieu hip hop de Ouaga. Pour plus de détails sur cette chanson lisez l’interview de l’artiste ici.

Ce morceau est issue de l’album « MOOGHO » sorti en octobre chez les bordelais de Tentacule Records.

Ce clip a été tourné à Lille devant la fresque de Neopaint et Doctor Colors qu’ils ont réalisé à l’occasion de la venue de KRS1 au Flow.

Images : Lucas Takerkart

Montage : Jeremie Lenoir

 

Clip de Nuul Kuukk « YaaY Tann » Terroir Prod en direct du Sénégal

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Pour ce sixième clip extrait de la Terroir Tape 2, nous vous emmenons à Ndar (Saint-Louis du Sénégal)  et plus particulièrement dans le quartier des pêcheurs où les pirogues colorées attendent d’affronter l’océan.

Le morceau « Yaay Tann » qui veut dire « à toi de choisir » est extrait de l’album RAGLU de Ñuul Kukk. Il a été produit par l’association Echos d’en bas à Arras. Ecrit en Wolof, vous pouvez ajouter la traduction française sur le lien youtube du clip.

Ñuul Kukk, qui signifie littéralement « plus noir que noir », est un groupe de rap originaire de Saint-Louis du Sénégal composé de 3 membres, Baak, Tandeem et Index. Puiser dans les mythes, s’inspirer des mystères pour véhiculer des messages qui résonnent et parlent aux âmes, voilà comment peut être défini l’univers musical de Ñuul Kukk. Un rap dit « conscient », où le chant et les mélodies sont quasiment omniprésents, où les plumes des artistes sont poétiques mais scindantes, et éclairent le quotidien avec un regard critique.

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Le clip a été tourné par Lucas Takerkart et monté par Jérémie Lenoir (http://fonike.microscopik.com/) :

Clip de Papoo « Rien ne se passe comme prévu »

Papoo est un rappeur de Mons-en-Baroeul qui a vu passer plusieurs générations de Mc’s. Comme lui, sa musique a évolué avec son temps. Il revient avec le clip  « Rien ne se passe comme prévu » réalisé par Lucas Takerkart et Thomas Dadoun de Cultur’All. On en profite pour faire un retour en arrière avec lui sur une partie du rap régional:

« Au départ, c’est la danse qui m’a mis dans le Hip Hop en 1993. La musique de l’époque c’était une sorte de R&B qu’on appelait New Jack Swing. Il y avait des après midi dansantes. Ma mère nous avait confectionné à tous des pantalons dans le même tissu. La bande de potes avec laquelle j’ai grandi est devenue le groupe FACS.P. On rappait dehors avec un poste. Notre salle de répétition c’était les garages à vélo et les caves.

Entre 95 et 98, on a fait les premières parties de Busta Flex, de Joey Starr, des 2 bal 2 neg’. Nos DJ c’était Serom et Sleek. On a participé aux mixtapes de Dj Serom et de Dj Asphalte avec des groupes comme Les Malfaiteurs, Mental Kombat, Senior Karo et les roubaisiens de Rebel Poetic…

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D’autres groupes de Mons-en-Baroeul se sont formés : Les Amateurs et Sans Concessions avec lesquels on a créée le collectif La Vega. Les mêmes passions nous réunissaient donc pourquoi ne pas les partager en commun? A la fin des années 90′, on a organisé le festival La Vega au Fort de Mons avec 10 groupes de rap de la région comme Les Malfaiteurs, Le Cercle des vicieux (Ivy, Hervé de Hanout et Manu), Akela, La Fronde, Atila… Ce festival a bien fonctionné puisqu’il a réuni 700 personnes avec une programmation uniquement locale. Les fonds récoltés nous ont permis de sortir 6 mois après le maxi La Vega. Pour des raisons x ou y, FACS.P s’est arrêté à peu prés à ce moment là.

Profil FB_Big

A l’époque, mon nom en solo c’était Poupa. J’ai participé à la mixtape de Senior Karo 8eme péché en 2001 avec le morceau J’ai la dalle (il m’avait donné le thème de la gourmandise). J’ai aussi posé le morceau La Tempête sur une mixtape de Dj Pavaul. Je finis par rencontré Skrybame qui s’appelle aujourd’hui Mic Terri. Et on participe vers 2008-2009 à la mixtape Les voix-du sous sol de Pépite.

Depuis je n’ai pas sorti grand chose mais la musique est toujours là. Je kiffe aller en concert et voir comment la musique évolue. En écoutant une instru d’Umberto Mastaï, j’ai écris ce morceau « Rien ne se passe comme prévu ». C’est l’histoire d’un gars qui veut faire plein de choses dans sa vie mais à chaque fois, des événements imprévus viennent tout chambouler. »

Digitalda feat Original Tonio et LAX

5e extrait de la Terroir Tape 2 qui sortira en mai. Le clip est réalisé par Cultur’All et plus exactement Lucas Takerkart et Samee. A déguster sans modération en attendant la compilation de 17 titres qui réunit plus d’une dizaine d’artistes de la Métropole lilloise mais aussi de Tournai et de la banlieue parisienne.