CLIP / MWANO & RENOIZER – CA VA QUAND MÊME

MWANO FLANDRES

Originaire de Picardie, Mwano participe à ses premiers open mic en arrivant dans le Nord à 19 ans. C’est aussi à cette époque qu’il achète une MPC pour créer ses instrus, un mic et une carte son pour maquetter chez lui. Il rencontre Karim Feddal en participant à des slam sessions dans différents lieux de Lille, il l’encourage à continuer. « Tu faisais un texte, le pianiste t’accompagnait et on te payait un verre ». A la même époque, il rencontre La Générale d’Imaginaire et Stéphane Gornikowski, le directeur, lui propose de participer à un spectacle : « Slam sur le Ring ». Puis vient le temps des Ciné-rap/slam sessions et du Synécrou au cinéma l’Univers. Le collectif propose régulièrement des créations musicales et des montages vidéos sur la Françafrique ou le logement, ainsi que des extraits de films choisis et des open mics. « Il fallait écrire et composer cinq morceaux tous les deux mois sur des thèmes différents : ça m’a fait progresser de manière accélérée et ça m’a familiarisé avec la scène. »

Plus tard, avec la Générale d’Imagnaire et MC Métis, il monte le projet participatif « Battle de Courtoisie », qui permet aux deux MC’s et aux participants de l’atelier de faire les premières parties de Casey et de Scylla. Mwano sort ensuite son premier projet solo « Cerebral Puzzle », enregistré tout seul dans sa chambre.

MWANO ORGUES

« A partir de ce moment là je rencontre plus de rappeurs de La Métropole comme les Métapuchka, les gars du LPI et toute la bande du Clan Mc Leod. Parallèlement, on monte le groupe Mouche avec des potes (Kiki Pharyngite, Hope et Mystraw) et on fait quelques premières parties, comme Rocé ou La Gale. En 2015, on sort notre première EP masteurisé par Renoizer. Il m’envoie ses prods, ça tombait bien car je voulais sortir du Boom Bap. C’est avec lui que je sors en septembre prochain l’album « Entre Sel et Sucre ». Les prods sont de moi et de Renoizer à 50/50. Je suis plus traditionnel, je sample des disques, mes prods sont plus mélancoliques, mélodiques et classiques. Lui utilise la synthèse sonore. A chaque fois qu’il se promène avec son chien il enregistre des sons pour les réutiliser ensuite. Ses prods m’emmènent sur des thèmes sombres, fous et délirants. Ca me permet de faire la transition entre ce que je faisais avant (plus artisanale/plus de bidouillage) et maintenant un album bien produit.

Pour le morceau « ça va quand même », je voulais un clip qui sorte de l’ordinaire, quelque chose d’expérimental et d’accessible à la fois. Je voulais sortir des clichés. Venant d’une petite bourgade rurale et habitant aujourd’hui en ville, je voulais des aspects ruraux et urbains. Le côté vieux troquet, , salle de bal du Café des Orgues, accordéon, c’est ce qu’écoutaient les classes populaires avant, aujourd’hui elles écoutent du rap. »