Bal Disco – 13 Octobre – It’s Time To Dance – Live Band : Los Charly’S Orchestra – Dj Set : Disco Bumpers

 

  • POURQUOI UN BAL DISCO ?

 

Si la musique disco n’avait pas existé, de toute évidence, il aurait fallu l’inventer pour connaître l’une des rares expériences de musique populaire de la fin du 20è siècle, dont l’objectif était de  s’adresser au plus grand nombre, à un large public, sans distinctions sociales, ni de races, et encore moins de mœurs. Elle invitait le monde entier à danser, à communier ensemble sous la bannière de la libération des mœurs et de la reconnaissance des minorités. Son succès, sa diffusion à l’échelle planétaire, ont donné naissance à toutes les formes actuelles de dance music, qu’il s’agisse de techno, house, rap, ou R&B comprises.

 

Il y a un lien évident entre le bal populaire, dont l’origine remonte aux bals champêtres, et  la soirée disco que nous voulons organiser. Cette musique festive, urbaine par excellence, a remplacé progressivement les bals populaires du samedi soir car les habitants des grandes villes industrielles étaient en recherche d’évasion, le temps d’une soirée,  pour oublier les soucis quotidiens en dansant sur des rythmes chauds dont les influences culturelles allaient de la salsa cubaine en passant par le jazz ou le rock, sans oublier les sections à cordes de la musique classique. En bref, le disco apparaissait comme une musique populaire  cosmopolite dans laquelle n’importe qui pouvait s’y reconnaître.

 

La danse est au centre de la culture populaire, particulièrement dans notre région frontalière. Ici, le besoin d’aller danser pendant le week-end s’est amplifié à tel point qu’il a fallu créer un nouveau lieu à sa mesure : la discothèque, qui se dote d’une esthétique visuelle particulière  dont la fameuse boule à facettes. Dans ce lieu où l’on dansait sur la musique disco, les gens se rassemblaient, se rencontraient, se donnaient l’illusion d’être quelqu’un. Le mélange social, les rencontres les plus improbables entre les danseurs se sont produites grâce aux discothèques qui parsemaient la frontière franco-belge .C’est ce souvenir qui marque encore les esprits des jeunes et des anciens, rien qu’à l’évocation du mot « disco », désormais synonyme de fête.


  • LA CONFERENCE

5 octobre 2018 à 19h, bar le Musical, 59 Rue de Flers, 59000 Lille

Pour diffuser l’esprit collectif originel du concept disco, nous proposerons d’abord une conférence sur la musique disco, ouverte à tous les publics, dans un but culturel et social, qui doit permettre au plus grand nombre de comprendre ses origines très particulières puis l’impact mondial qu’elle aura, en démocratisant l’espace de la danse, en diffusant une esthétique vestimentaire, en libérant les mœurs, en rendant une dignité aux minorités… Le public constatera que l’esprit disco repose aussi sur une attitude sociale, des revendications et des combats pour la liberté sexuelle, notamment.

Cette conférence s’appuie sur un matériel audiovisuel varié. Le but de celle-ci est de passer un moment agréable tout en se cultivant. Elle sera animé par Patrick Takerkart – cf. présentation plus bas.

 

Le conférencier Patrick Takerkart

Agrégé d’histoire-géographie, conférencier, collectionneur et digger de disques vinyles, DJ et animateur radio, co-fondateur de radio Bas-Canal à Roubaix(actuelle Pastel FM) en 1981. Patrick Takerkart enseigne l’histoire-géographie dans un lycée de Tourcoing et entretient une profonde passion pour la culture afro-américaine depuis une trentaine d’années . Spécialisé dans les musiques de danses, chronologiquement la Soul, le Rythm and Blues,le Disco,le Funk puis le Rap à ses débuts , il élargit son champ d’études au cinéma et à la littérature afro-américaine des années 1970-80. Il anime des conférences aussi diverses que l’histoire du Rap au Slam, le cinéma afro-américain des origines à nos jours, l’ère de la Disco des années 1970. Dans le sud de la France, il a organisé et animé en 2013 deux festivals consacrés au cinéma afro-américain

 

  • LE BAL DISCO, LINE UP :

13 octobre 2018 19h30-00h, Salle des Fêtes de Fives, 91 rue de Lannoy

Entrée 5e/3e, gratuit moins de 16 ans accompagnés

Bar et petite restauration sur place

 

 

 

 

Master Class de Danse

Viola Chiarini, danseuse et professeur de danse, fondatrice du collectif Mad(e) In Waack, vous fera découvrir le Waacking, forme afro-américaine de la danse, apparue dans les années 1970 à Los Angeles, s’inspirant de la musique funk et disco.
Des battles de waacking s’organisent régulièrement. Vous pouvez en visionner un exemple ci-contre:


Venez participer au master class de Viola Chiarini à 19h30 pour apprendre les pas de danse juste avant le concert.

C.O.N.T.R.O.V.E.R.S.Y. Waacking – Viola from Viola Murasaki on Vimeo.

Concert : LOS CHARLY’S ORCHESTRA.

L’Orchestre de Los Charly est un collectif basé à Londres créé, produit et dirigé par les producteurs vénézuéliens Juan Laya et Jorge Montiel, originaires de Caracas. Le groupe combine une approche retro remise au goût du jour, mélangeant les rythmes Disco, Funk, Jazz des années 70’s avec une touche latino et des sons électroniques ; mélange d’influences s’inscrivant dans l’esprit originel de disco new-yokais.

Musiciens : les chanteurs Andre Speut & Elpidio Alegria ; Basse : Matheus Nova et George Malamas ; Guitare : Phil Stevenson ; Trombone : Tony Trombony, Trompette: Paul Batik, Piano : Joe Thomas ; Batterie : John Desbrulais et Mike Mckenzie, et le percussionniste vénézuélien Wilmer Sifontes.

Le groupe a travaillé en collaboration avec de nombreux producteurs de la scène Funk / Soul / Disco contemporaine comme Faze Action, Jose Luis Pardo (de Los Amigos Invisibles), Pete Herbert et Joey Negro. Il se produit au Royaume-Uni et dans le reste du monde ; par exemple : Clore Ballroom (Royal Festival Hall) à Londres, Lovebox Festival, Jazz Cafe, Blue Marlin – Ibiza et Unico – Shanghai. Il joue ses propres compositions (largement diffusées et jouée par les DJs de clubs en Grande-Bretagne et ailleurs comme par exemple Craig Charles (BBC6), Joey Negro, Dimitri de Paris ou encore Norman Jay.  

 

Black boy lane (Official Video) :

 

The funk inspector : 

 

Feeling High : 

 

  • DJ set (STRICTLY VINYLS) Disco Bumbers

THE DISCO BUMPERS

Duo de DJ’S spécialisé dans toutes les formes de la Disco music, depuis ses origines, en partant des Etats-Unis pour aller sur tous les continents de la planète.

 

DJ PATBISIDE

A l’époque où la disco s’appelait encore Soul ou Rythm and Blues, Patbiside débute sa carrière de DJ en 1974, d’abord en organisant des « boums » dans les garages et salles de Lille-Roubaix-Tourcoing . Puis, à l’âge de 18 ans, il assure ses premières nuits en discothèque le long de la frontière franco-belge, entre Herseaux et Mouscron. Sa passion pour la Black Music l’oriente rapidement vers des sets originaux qui mélangent les rythmes et les genres, ce qui intéresse quelques patrons de discothèques. Après une première résidence d’été sur la côte belge à Blankenberge, Patbiside se déplace ensuite  dans les clubs du Nord-Pas-de-Calais. Plus récemment, on le retrouve sous le nom de DJ Patrizio dans quelques bars du vieux-Lille, ayant ajouté à ses sets l’Italo-Disco de façon plus importante ainsi que d’autres formes européennes de Disco music.

Car DJ Patbiside est aussi un digger infatiguable qui parcourt les foires aux disques européennes, les magasins spécialisés depuis les années 1970, à la recherche des perles rares qui font le bonheur des dance-floors spécialisés dans les genres Soul,Funk et Disco. C’est dans une foire aux disques en Belgique qu’il rencontre Win-Zee, le futur Disco Bumper numéro deux !

 

DJ WIN-ZEE

Son déclic pour la dance music et le monde de la nuit remonte en 1997. Il découvre la House Music en club à Bruxelles, au Who’s Who’s . A partir de cette date, Win Zee fréquente les boîtes de nuit belges chaque week-end jusqu’à se procurer ses premières platines disques et apprendre le djing auprès d’un ami DJ déjà en place . En 2000, Win-zee obtient sa première résidence dans le bar gay du vieux-Lille, le « Vice-Versa ». De là s’ensuivent les sets aux gay-prides et dans les clubs belges qui attirent les DJ’s House de toute l’Europe . Mais c’est au « Pulp » en Belgique, où il devient résident permanent, qu’il pourra affirmer sa sensibilité musicale plutôt orientée Deep House Music , en mixant auprès de futurs stars du mix électro tels que Martin Solveig, David Guetta, DJ Gregory (fils de Cerrone), ou encore l’Américain Kerry Chandler.

En parallèle au djing en club, Win-Zee travaille pour l’un des plus grands sites de vente de disques vinyles d’ Europe (Nuloop). Passionné de Deep House, il y découvre la Disco sous tous ses aspects, faisant le lien naturel avec la House. A la recherche des perles rares de la Disco music, Win-Zee devient aussi un digger passionné, parcourant aussi les vides-greniers, foires aux disques tous azimuts, jusqu’à la rencontre avec DJ Patbiside, à qui il propose de collaborer et venir mixer dans quelques bars du vieux-Lille, de là vient la création des Disco Bumpers, duo de DJ’s et diggers .

 

Photos : Frédérique Méquinion, Mannequins : Karen GRC et Danielle Peter, Styliste : Mariême Lô

Les Renarts à la chasse au Can’Art au bord de La Marque

Dimanche 17 juin a eu lieu la première édition du Can’Art le long du canal de La Marque sur les communes de Croix, Wasquehal et Marcq-en-Barœul. Deux lieux ont été peints de façon pérenne : le pont du collège de Marcq et le pont de l’avenue Hannart à Croix.

Vous pouvez désormais admirer à Croix les peintures de Logick, XrC6, Shure, Atomic et Poisson.

Et celles d’IPNS et de Noteen à Marcq-en-Baroeul sous le pont Bailey (pont du collège de Marcq).

Diverses animations étaient organisés au skate parc de Wasquehal comme des ateliers calligraphie par Lady Alezia, une buvette, un mix funk par Dj Sebti et une peintures sur cellophane par Dany Boy mais on regrette qu’aucun mur n’ait été peint sur la commune… Peut-être lors d’une prochaine édition du Can’Art?

Pour revenir en image sur l’événement vous pouvez regarder la vidéo de Vianney Daltes :

Photos : Lucas Takerkart

#BIAM3 Semaine1 Biennale d’Art Mural Report Photo

La première semaine de la 3e édition de la Biennale d’Art Mural organisée par le Collectif Renart s’est déroulée à Denain et Wavrechain sous Denain. Quatre murs ont été réalisé :

 

L’iranienne Yosra Mojtahedi:

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Olga Axelopoulou, originaire de Grèce et vivant à Istanbul :

 

Mary Limonade du collectif Wanderlust :

 

Fresque collective du Collectif Renart sur la salle de basket de Wavrechain et atelier participatif :

Photos : Lucas Takerkart

Big Session : La vidéo

Cette édition du Big Session regroupait les artistes : Jeroo, Sly2, Eyes B, Defo, Spyre, Grey, Reaphe et Eror. Il y avait également un concert de Yoshi et Faya BraZ (The Beat And The Voice), Cosmo et Cozo et Le Tigre X Mr OGZ et Ill Heaven (WelsH Recordz).

Cette vidéo a été réalisée par Lucas Takerkart et Thomas Dadoun. Les musiques additionnelles sont de Samione.

 

 

Nouveau clip d’YWill – Livre D’Or

Nouveau clip d’YWILL extrait de son album « Livre d’Or » réalisé par Thomas Dadoun, Sur une instru signée Sims Nine.
Enregistré par Younes La Jonction.
Mixé par Phil JP Spread et masterisé par LH Chambat.
Mise en image par Thomas Post-scriptum (Cultur All).
Avec Pascal (Urban Music), le danseur Bougito FonkmakerChristopher Depelchin à la calligraphie et Thomas N. et son ghettoblaster.

CLIP / MWANO & RENOIZER – CA VA QUAND MÊME

MWANO FLANDRES

Originaire de Picardie, Mwano participe à ses premiers open mic en arrivant dans le Nord à 19 ans. C’est aussi à cette époque qu’il achète une MPC pour créer ses instrus, un mic et une carte son pour maquetter chez lui. Il rencontre Karim Feddal en participant à des slam sessions dans différents lieux de Lille, il l’encourage à continuer. « Tu faisais un texte, le pianiste t’accompagnait et on te payait un verre ». A la même époque, il rencontre La Générale d’Imaginaire et Stéphane Gornikowski, le directeur, lui propose de participer à un spectacle : « Slam sur le Ring ». Puis vient le temps des Ciné-rap/slam sessions et du Synécrou au cinéma l’Univers. Le collectif propose régulièrement des créations musicales et des montages vidéos sur la Françafrique ou le logement, ainsi que des extraits de films choisis et des open mics. « Il fallait écrire et composer cinq morceaux tous les deux mois sur des thèmes différents : ça m’a fait progresser de manière accélérée et ça m’a familiarisé avec la scène. »

Plus tard, avec la Générale d’Imagnaire et MC Métis, il monte le projet participatif « Battle de Courtoisie », qui permet aux deux MC’s et aux participants de l’atelier de faire les premières parties de Casey et de Scylla. Mwano sort ensuite son premier projet solo « Cerebral Puzzle », enregistré tout seul dans sa chambre.

MWANO ORGUES

« A partir de ce moment là je rencontre plus de rappeurs de La Métropole comme les Métapuchka, les gars du LPI et toute la bande du Clan Mc Leod. Parallèlement, on monte le groupe Mouche avec des potes (Kiki Pharyngite, Hope et Mystraw) et on fait quelques premières parties, comme Rocé ou La Gale. En 2015, on sort notre première EP masteurisé par Renoizer. Il m’envoie ses prods, ça tombait bien car je voulais sortir du Boom Bap. C’est avec lui que je sors en septembre prochain l’album « Entre Sel et Sucre ». Les prods sont de moi et de Renoizer à 50/50. Je suis plus traditionnel, je sample des disques, mes prods sont plus mélancoliques, mélodiques et classiques. Lui utilise la synthèse sonore. A chaque fois qu’il se promène avec son chien il enregistre des sons pour les réutiliser ensuite. Ses prods m’emmènent sur des thèmes sombres, fous et délirants. Ca me permet de faire la transition entre ce que je faisais avant (plus artisanale/plus de bidouillage) et maintenant un album bien produit.

Pour le morceau « ça va quand même », je voulais un clip qui sorte de l’ordinaire, quelque chose d’expérimental et d’accessible à la fois. Je voulais sortir des clichés. Venant d’une petite bourgade rurale et habitant aujourd’hui en ville, je voulais des aspects ruraux et urbains. Le côté vieux troquet, , salle de bal du Café des Orgues, accordéon, c’est ce qu’écoutaient les classes populaires avant, aujourd’hui elles écoutent du rap. »

Teaser « Jean de les egouts »

jean des egouts

Les Fables de « Jean de Les Egouts » c’est un concert théâtralisé avec Mwano (Simon Demolder), Elise Vallet à l’Accordéon et Lexie T (Leah Renault) au beatbox. La pièce est destinée à un public à partir de 8 ans.

Ce teaser a été réalisé par Thomas Dadoun pour La Générale d’Imaginaire.

Interview d’YWILL – Livre d’Or – Premier Album Solo

 

Pour la sortie de son premier album solo, nous avons produit deux clips et deux freestyles réalisés par Thomas Dadoun, pour YWILL, rappeur du groupe lillois La Jonction. On en a profité pour revenir avec lui sur son parcours et pour revisiter une partie de l’histoire du rap du Nord.

A 33 ans, il fait partie de la deuxième génération de MC’s. Pour lui, la brèche avait été ouverte par des rappeurs comme Point Critik, Juste Cause, Mental Kombat, Production Incorruptible, Ultime Défense, Soldat, Mickey (Kémiargola) et La Fronde ou encore Shaman(qui a fait la pochette de son album). Pour ne citer qu’eux…

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« Je viens d’une famille de musiciens, ça a été déterminant. Mes parents font du Folk. Mon père est guitariste et écrit des chansons. Ma mère est flûtiste et fait les chœurs. Mon grand frère écoutait beaucoup de Rap. C’est un peu lui qui m’a mis dedans. Aujourd’hui, c’est encore lui qui me dit : Tiens, écoutes-ça ! ça vient de sortir ». Petit à petit, j’ai découvert qu’on pouvait faire des chansons en verlan, bousculer les codes en utilisant le même langage que celui que j’utilisais avec mes potes dans le quartier ou dans la cours du collège. Ça m’a parlé direct. »

« Mon premier groupe, Ex Aequo, était composé d’Oprim et de Dj Freez. J’aimais déjà bien le Graff’. Un jour, je suis tombé sur un gros block de Sleek à Wazemmes. J’ai tout de suite essayé de reproduire ça sur un bout de papier. D’un seul coup, on prenait conscience qu’avec la Danse et le Djaying, tout ça était lié et formait un ensemble, une Culture : le Hip Hop »

« Ma première scène, c’est au côté de Senior Karo au sein du collectif L’Empire vers 1997-1998. Ma première apparition sur une mixtape (celle de Dj SimSima) c’est en 1999. J’apparais ensuite sur l’album de mes parents (Lille Blues – Cour des Miracles). D’ailleurs ils interviennent sur mon album, c’est une manière de leur rendre la pareille. Je conçois la musique comme ça : on y met beaucoup de soi, de sa vie… »

 

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« Vers 1999, avec Oprim et Dj Freez, on fait un concert salle Courmont à Moulins et on rencontre Rekta et GPA (qui par la suite poseront sur la compil’Only Bizness de Call 911). Puis on fait la connaissance de Prince, son groupe s’appelait Sens Interdit. En 2002, en Deug d’espagnol, je rencontre Saknes. Au final, on a plus parlé Rap qu’espagnol. Ce gars, c’est une pile, un moteur. Il débarquait de Saint Quentin. En à peine deux mois à Lille, il avait déjà créé un collectif (Solid H), trouvé une salle de répèt’ et avait une mixtape en route. Avec Oprim, Rekta, Prince et Saknes, on squattait toujours ensemble. Nos groupes respectifs commençaient à se disloquer. Puis on a créé La Jonction. Ça coulait de source en fait. A l’époque, les groupes sur Lille, c’était beaucoup rebeu entre rebeu, renoi entre renoi, blanc entre blanc. Dans La Jonction, il y avait ce côté cosmopolite, melting pot qui dénotait. Et quand dans tes textes, tu parles d’unité, tu dénonces les discriminations, le racisme ambiant et les préjugés en tout genre: ça faisait sens direct. Je pense que c’est en partie ce qui a fait la force du groupe. »

« En 2004, on sort la compilation « Réunion Clandestine », uniquement sur des prods originales. Pas de face B. On pouvait trouver dessus beaucoup de groupes de la région, mais aussi de toute la France. On voulait vraiment faire connaître notre ville à une époque où le rap français c’était Paris et Marseille… On a vite pris conscience qu’il fallait aussi bouger, faire des concerts et des radios autre part que dans notre région. Et il n’y avait pas encore internet. On a donc loué une caisse pour faire le tour de France avec nos cartons de CDs dans le coffre. Seul Saknes avait le permis : il s’est tapé 3500km en 9 jours : Rennes, Bordeaux, Montpellier, Marseille, Lyon, Strasbourg…. On a fait le tour des Fnacs et des dépôts ventes. On a fait des connexions avec IPM de Lyon , 45 Niggaz de Marseille… Cette première compil’ a été une carte de visite qui nous a permis de décrocher des concerts. On s’est alors rendu compte que la scène, c’était un taf à part entière. On en a fait notre terrain de prédilection.

En 2008, on sort Street Radio distribué par Just Like. On devait enchaîner direct sur un nouvel album mais Il a pris beaucoup de retard car on remettait souvent tout en question. Par exemple en 2010, on avait déjà de quoi sortir un album pour finalement repartir à zéro, ou presque. On a aussi pris le train d’internet et des réseaux sociaux en retard par rapport à beaucoup. Au final, l’album « Le Point sur le J » arrive en 2013. On fait quand même plus de 150 dates de concert en France et à l’étranger, d’abord dans le milieu Hip Hop « traditionnel », mais aussi dans le réseau militant et alternatif. »

 

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« Enchaîner sur un album perso, ça allait de soi car j’ai toujours écrit des morceaux solos. En 2004-2005 j’avais déjà un album maquetté chez moi sur face B… En fait, ça fait un sacré bout de temps que je bosse dessus. Je ne le sors qu’en 2016 mais la période s’y prête plutôt bien : on a moins d’actu avec La Jonction, c’est le bon moment pour mettre en avant les individualités. Et en ce qui me concerne, je me sens aujourd’hui assez mature en écriture pour assumer, sortir et défendre un album solo. J’ai dû l’écrire sur environ 5 ans de temps et j’enregistre depuis deux ans en maquettant énormément.

Il y a 6 ou 7 prods de Dj Sims, des prods de Fianso du groupe June6, de Dj Diaze, de DSLK, une de Fair’Son aux sonorités plus actuelles et une prod de Greenfinch reçue très récemment : ça a été le coup de cœur direct! Il y a également un morceau sur une prod de Machinist qui a été enregistré à Build Up. Je suis content d’avoir un morceau enregistré là-bas car ce lieu déchirait. »

L’album sort le 20 mai. Le 25 mai à 21h, release party gratos à la Maison Folies de Wazemmes. Venez nombreux!!!

Suivez toute l’actualité d’Ywill ici : http://www.facebook.com/ywill.fr

Nuul kuk        Tandem, Baak et Coach de Nuul Kukk avec Prince, Oprim, Jocker et Ywill de La Jonction, fête de la soupe, 2016.

#BIG7 – Battle International de Graffiti – Lille – Le Film

La septième édition du BIG organisée par l’association Epsilone avait comme jury : Slider (Bandits crew – Germany), BR (Fleshbeck crew – Brazil), Dizer (GT – 156 – UV – TPK – CP5 – VMD – UB – France).

Ils ont dû déterminer trois finalistes sur les 16 participants : Moner, Kaes, Check, Les Gens, Tizer, Korsé, Sawer, Yako, Uzee, Mata, Magik, Remon, Sar, Dany boy, Hoer, Peno.

Le vainqueur de cette 7e édition est Moner, le deuxième Kaes et le troisième Check.

Retrouvez les différentes épreuves ainsi que la fresque du jury sur cette vidéo réalisée par Lucas Takerkart et post-produite par Thomas Dadoun :